Compte rendu Inde 2011
L'Egypte a décidé d'opter pour une vraie démocratie... et ce grand changement ne peut se faire sans quelques heurts...
J'ai donc préféré ne pas venir troubler ces moments intenses et ai proposé un voyage en Inde du Sud...
Les inconditionnelles des déserts ne nous ont pas suivies ; les autres et moi-même avons profité des sites envoûtants, des mélanges de couleurs et de saveurs et de l'accueil tout en nuance des indiens, à la fois chaleureux et discret.
L'Inde est un pays aux nombreuses facettes et celle du Sud nous a plu pour avoir pu approcher en douceur la culture hindoue et savourer une nature encore sauvage.
Bernadette

Retour d'Inde du Sud.
Comme ils sont accueillants ces Indiens à la peau sombre, aux dents blanches et au regard noir, fascinant mais jamais hostile. La plupart d'entre eux sont moustachus, car les femmes aiment les moustaches, nous précise notre sympathique guide, Mahendra et Bernadette d'ajouter, en guise de bon mot quotidien : "Un baiser sans moustache est comme un steak sans moutarde."
Les femmes et les jeunes filles, quant à elles, sont superbement drapées dans leurs saris chatoyants. Les boutiques regorgent de ces tissus soyeux aux couleurs éclatantes.
Dans les 2 états visités, le Tamil Nadu et le Kerala, l'Hindouisme est partout présent : temples savamment sculptés dans la pierre et fréquentés par un peuple fervent, statues très colorées, marques frontales.
Religion aux multiples visages, l'Hindouisme est complexe à appréhender pour nous autres, occidentaux. Les nombreux dieux vénérés dans des circonstances particulières ainsi que leurs réincarnations nous ont poursuivis durant tout le séjour. Cela nous a permis d'exercer notre mémoire, souvent défaillante, et de questionner Mahendra, toujours disponible (les notes prises au vol ont également bien aidé). C'est à Ganesh que va ma préférence, corps d'homme à la tête d'éléphant, la légende qui l'entoure ainsi que les tissus qu'il revêt le rendent sympathique (oserais-je le comparer à notre Manneken-pis national, non ce serait un sacrilège...).
La nourriture est excellente pour qui aime les plats épicés. La langue, la gorge et l'estomac sont mis à rude épreuve mais, pas de problème, rien ne peut atteindre les "irréductibles femmes" que nous sommes. Un temps d'adaptation, un peu de CURD (sorte de yaourt) et un verre de bière (quand il y en a, n'est-ce pas Olga?) viennent à bout des palais les plus délicats et l'on en arrive à se servir à nouveau sans modération. Au retour, notre cuisine paraît si fade.
La boisson traditionnelle est le thé noir, nature ou masala c'est-à-dire agrémenté d'un mélange d'épices telles que gingembre, cardamone, cannelle..., désaltérant en ces chaudes journées de mars, début de l'été là-bas.
De la côte de Coromandel à la côte de Malabar, la traversée offre des paysages superbes et variés. Le contraste est frappant entre le Tamil Nadu : vaste plaine parcourue de rizières, de cocotiers, de bananiers... et le Kerala : vallonné, très boisé et riche de l'exploitation du teck et des plantations de thé, muscadiers, girofliers et autres épices très appréciées. La transition est assurée par une zone de terre rouge qui engendre la confection de briques sèchées au soleil.
Le voyage s'achève par une mini-croisière sur les Back-waters, ces bras de rivière enchevêtrés. Les embarcations traditionnelles en bois de jacquier et nattes de palme et coco ont été adaptées pour le plus grand plaisir des jeunes mariés et des touristes qui passent là une nuit confortable et paisible jusqu'à l'arrivée matinale des pêcheurs.

Soleil levant, soleil couchant, la lumière est superbe. La guest-house sur l'île d'Emeraude vaut le détour elle aussi, notamment pour la gentillesse de son hôte, l'authenticité de sa décoration et la beauté de son jardin, sans oublier le massage ayurvédique bienfaisant.
De tels voyages, j'en redemande.
Plus que quelques mois avant de connaître la prochaine destination.
Merci à toi Bernadette de nous faire vivre d'aussi belles expériences et merci au groupe également, Olga, Yvonne, Michèle, Tessie, Claudine et Colette sans lequel le voyage ne serait pas tout-à-fait le même.
[Itinérance] Véronique


